3.La facilité avec laquelle des femmes sont punies pour adultère ou fornication contraste avec la difficulté qu'elles ont à prouver qu'elles ont été violées.
4.Si elles ne parviennent pas à prouver qu'elles ont été violées en étant contraintes d'avoir des relations sexuelles, elles, les victimes, peuvent être flagellées pour fornication ou adultère.
5.Il semblerait par ailleurs que les femmes subissent des peines d'emprisonnement d'une durée plus longue que les hommes, surtout lorsqu'elles sont accusées de crimes "moraux" tels que zina ou khilwa (adultère ou fornication en vertu de la loi yéménite).
6.Des violences publiques et arbitraires sont infligées aux femmes dans la rue et lorsqu'elles violent l'ordonnance Hudood portant sur des questions de moralité, y compris l'adultère et la fornication, elles sont fouettées publiquement dans des stades devant des foules entières.
7.Avant que la loi soit modifiée, la police arrêtait fréquemment des conjoints qui avaient contracté mariage avec une personne de leur choix et qui n'étaient dès lors pas considérés comme légalement mariés par leurs proches, lesquels les accusaient de fornication.
8.Outre le fait que des violences publiques et arbitraires leur sont infligées dans la rue, la Rapporteuse spéciale indique que lorsqu'elles violent l'ordonnance Hudood portant sur des questions de moralité, y compris l'adultère et la fornication, les femmes sont fouettées publiquement dans des stades devant des foules entières.
9.Les quatre témoins mentionnés à propos de l'ordonnance Hudood sont entendus pour le délit dit de Zina, mentionné dans le Coran, qui peut être soit la fornication soit l'adultère mais pas le viol et qui nécessite des preuves indirectes et un examen médical.