1.Le projet de descriptif des risques examine les informations disponibles concernant le mélange commercial et ses principaux composants : l'hexa-, l'hepta-, l'octa- et le nonaBDE.
2.Des hepta- et octa-BDE ont été produits dans des cultures de Sulfurospirillum multivorans auxquelles du décaBDE avait été ajouté, mais l'octaBDE n'a pas été attaqué dans un système similaire.
3.Les informations étaient particulièrement rares en ce qui concerne les congénères de l'hepta- au nonaBDE, mais on assiste à un intérêt croissant de la communauté scientifique pour étudier ces congénères.
4.On a donc, pour le présent descriptif des risques, combiné les différents éléments d'information disponibles, lesquels étaient particulièrement maigres en ce qui concerne les congénères de l'hepta-, de l'octa et du nonaBDE.
5.D'après les prévisions du programme EPIWIN, les demi-vies de l'hexa-, de l'hepta-, de l'octa- et du nonaBDE par réaction avec les radicaux hydroxyles de l'air devraient varier entre 30,4 et 161,0 jours.
6.Des cultures d'un autre organisme, Dehalococcoides sp., ne sont pas parvenues à attaquer le décaBDE, mais un mélange d'octaDBE a été considérablement modifié, produisant un mélange d'hepta- à di-BDE qui comprenait le PentaBDE, le BDE-99.
7.Les niveaux mesurés des composants hexa- et hepta- de l'octaBDE commercialisé dans le biote de zones reculées semblent fournir le meilleur élément d'information disponible pour estimer l'exposition à ces substances du fait de leur propagation à longue distance.
8.La débromation dans l'environnement et dans le biote ayant été démontrée, on peut émettre l'hypothèse que la présence de l'hexa, de l'hepta, de l'octa- et du NonaBDE est due à la propagation du décaBDE et à la débromation qui en suit, bien qu'il soit difficile de supposer que seul le décaBDE se propage à longue distance et que les congénères du l'hexa- au nonaBDE ne le fassent pas.